Rachat de crédit pour chômeurs et personnes sans emploi
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✍ Les points à retenir
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Chômage et rachat de crédit : Obtenir un rachat de crédit tout en étant au chômage peut être difficile, car les revenus stables sont généralement requis.
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Justificatifs de recherche d'emploi : Préparez des preuves de votre recherche active d'emploi, comme des copies de candidatures ou des inscriptions à Pôle Emploi, pour montrer votre volonté de retrouver un travail.
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Aide d'un garant : Un garant solvable peut améliorer vos chances d'obtenir un rachat de crédit en apportant sa garantie financière.
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Restructuration de dettes : Plutôt que de contracter un nouveau prêt, envisagez de négocier avec vos créanciers actuels pour restructurer vos dettes.
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Consultation professionnelle : Il est recommandé de consulter un spécialiste du rachat de crédit pour évaluer vos options et déterminer la meilleure approche en fonction de votre situation financière.
Pourquoi le chômage complique-t-il un rachat de crédits ?
Manque de revenus stables
Le rachat de crédits implique la souscription d'un nouveau prêt regroupant tous vos emprunts existants. Or, pour accorder ce nouveau crédit, l'organisme prêteur doit s'assurer que vous disposerez de ressources suffisantes pour rembourser sur la durée. Être chômeur signifie :
- Des allocations chômage limitées dans le temps
- Une baisse de revenus par rapport à un emploi stable
- Un risque accru de non-remboursement si vos droits Pôle Emploi s'achèvent sans retrouver un travail
Surendettement déjà présent ou imminent
Si vous êtes sans emploi, vous pourriez déjà accumuler des incidents de paiement ou être proche d'un fichage (FICP). Les banques redoutent qu'un rachat de crédits ne résolve pas réellement vos difficultés, car même la mensualité réduite peut être trop élevée par rapport à vos allocations ou vos maigres ressources.
Politique stricte des banques
Chaque établissement a ses propres grilles d'acceptation. Les profils considérés à risque élevé (chômage, fichage) sont souvent écartés d'emblée. Seuls certains organismes ou courtiers spécialisés peuvent étudier plus en détail le dossier d'un emprunteur sans emploi, s'il possède une garantie solide ou un co-emprunteur.
Les solutions envisageables pour un rachat de crédits au chômage
Présenter un bien immobilier en garantie
Si vous êtes propriétaire d'un bien (libre de dettes ou faiblement endetté), vous pouvez proposer un rachat de crédits hypothécaire :
- L'organisme dispose alors d'une sécurité : en cas d'impayés majeurs, le bien immobilier peut être saisi.
- Cela rassure certaines banques, car la valeur du bien couvre le capital prêté.
- Attention, le risque de perdre le logement est réel en cas de défaillance prolongée.
Se porter co-emprunteur avec quelqu'un de solvable
Si votre conjoint(e) ou un proche bénéficie d'un revenu stable (CDI, etc.), vous pouvez envisager un co-emprunt :
- Le co-emprunteur apporte sa solidité financière.
- Les revenus se cumulent, améliorant le taux d'endettement final.
- En contrepartie, le co-emprunteur est engagé au même titre que vous : si vous ne payez pas, il doit assumer la dette.
Microcrédit social ou prêt associatif
Si le besoin de trésorerie pour solder certains petits crédits n'est pas trop élevé (quelques milliers d'euros), le microcrédit personnel (via des associations comme l'ADIE) peut être une piste :
- Montant limité (souvent 300 à 5 000 €)
- Taux modérés et accompagnement social
- Accessible même en cas de fichage ou de chômage, si la démarche d'insertion est solide.
Organismes spécialisés pour profils risqués
Certains établissements se disent “spécialisés" dans les crédits pour fichés ou chômeurs. Mais prudence :
- Les taux proposés peuvent être très élevés.
- Vérifiez leur immatriculation (ORIAS) et fuyez s'ils réclament des frais avant même de signer.
- Un dossier “à risque" peut aboutir, mais à un coût souvent important.
Alternatives en cas de refus ou de dossier trop délicat
Négociation directe avec les créanciers
Si le rachat de crédits est systématiquement refusé, tentez de contacter chacun de vos organismes prêteurs pour :
- Obtenir un échelonnement ou un report d'échéances,
- Baisser temporairement la mensualité,
- Éviter les frais d'incidents et le fichage.
Certains créanciers préfèrent un accord amiable plutôt qu'un impayé total.
Procédure de surendettement
En dernier recours, si les dettes sont vraiment insurmontables, la commission de surendettement (Banque de France) peut intervenir :
- Mise en place d'un plan d'aménagement (baisse du taux, étalement, etc.)
- Rétablissement personnel en cas de situation irrémédiablement compromise (effacement partiel ou total de la dette)
Cela implique un fichage FICP et des restrictions, mais peut sauver d'une spirale d'impayés.
Trouver un emploi ou augmenter ses ressources
La meilleure façon d'accéder à un rachat de crédits (ou d'éviter d'aggraver ses dettes) reste de retrouver un emploi ou d'augmenter ses revenus (auto-entrepreneur, petits boulots, etc.). Une fois votre situation stabilisée, vous pourrez plus facilement obtenir un regroupement de prêts.
Les précautions et bonnes pratiques
Surveiller son budget et limiter ses dépenses
- Réduire les abonnements non essentiels,
- Négocier ses assurances et fournisseurs,
- Essayer de rembourser les petits crédits renouvelables aux taux élevés.
Éviter les arnaques
- Méfiez-vous des annonces “rachat de crédits pour chômeurs immédiat" promettant un virement rapide sans vérification.
- Ne versez jamais de frais avant d'avoir signé un contrat authentique.
- Vérifiez la réputation et la légalité de l'organisme (immatriculation ORIAS, etc.).
Solliciter un accompagnement budgétaire
- Des associations (Crésus, Points Conseil Budget) peuvent vous guider pour reprendre en main votre budget, éviter les incidents ou la multiplication de petits crédits.
Rachat de crédit selon sa situation professionnelle :