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Sommaire

Ouafâa MACHRI

Écrit par Ouafâa MACHRIVérifié par Arsalain EL KESSIR

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✍ Les points à retenir

  • Statut : le statut peut faciliter l'étude du dossier grâce à la stabilité des revenus et permettre, selon l'établissement, des durées plus longues ; il ne garantit ni l'accord ni un taux réservé.
  • Profils : titulaires, stagiaires, assimilés et contractuels en CDI public sont traités différemment selon les partenaires ; un contractuel en contrat court est étudié comme un CDD.
  • Coût : une mensualité plus basse obtenue par un allongement de durée peut augmenter le coût total ; l'effet dépend notamment du nouveau taux et des frais.
  • Régime : au-delà de 60 % de prêts immobiliers, ou avec une hypothèque sur un logement, l'opération relève du crédit immobilier.

Qu'est-ce que le rachat de crédit fonctionnaire ?

Le rachat de crédit pour un fonctionnaire est la même opération que pour tout emprunteur : un établissement rembourse vos crédits en cours (prêt immobilier, prêts conso, crédit renouvelable, dettes) et les remplace par un seul prêt, avec une seule mensualité. Le statut d'agent public ne crée pas un produit à part : il peut faciliter l'étude du dossier grâce à la stabilité des revenus et permettre, selon la garantie, l'âge et l'établissement, des durées plus longues. Il ne garantit ni l'accord, ni un taux particulier.

Le mécanisme est celui de tout regroupement de prêts : un seul crédit, une seule mensualité, généralement plus basse. Une mensualité plus basse obtenue par un allongement de durée peut augmenter le coût total ; l'effet dépend notamment du nouveau taux et des frais.

Ce que le statut change vraiment pour la banque

Un prêteur évalue un risque de non-remboursement. Pour un titulaire, la stabilité de l'emploi est généralement élevée et le traitement plus prévisible grâce à la grille indiciaire : la banque peut projeter les revenus sur une longue durée, plus facilement que pour beaucoup de salariés du privé. Concrètement, chez certains établissements, un regroupement de crédits fonctionnaire peut se traduire par une tolérance plus grande sur la durée, un examen plus souple d'un endettement élevé, et parfois des frais de dossier réduits. Le taux, lui, dépend du montant, de la durée, de la garantie et du marché.

Qui peut bénéficier du rachat de crédit fonctionnaire ?

Les trois fonctions publiques sont concernées : l'État (enseignants, police, armée, ministères, justice, finances), la territoriale (collectivités, police municipale, pompiers professionnels, services techniques et sociaux) et l'hospitalière (soignants, personnels administratifs et techniques des hôpitaux). Les agents en poste en France ou à l'étranger rattachés à la fonction publique française sont éligibles. Ce qui compte ensuite, c'est le statut.

●Fonctionnaire titulaire

Chez la plupart de nos partenaires, aucune ancienneté minimale n'est exigée une fois la titularisation acquise. C'est en général le profil le plus simple à financer, avec des durées pouvant être plus longues selon la garantie apportée, l'âge en fin de prêt et l'établissement.

●Assimilé fonctionnaire

« Assimilé fonctionnaire » n'est pas un statut juridique homogène : c'est une catégorie utilisée par certains prêteurs, selon le statut réel du salarié. Les agents sous statut d'entreprises publiques comme la SNCF, EDF ou La Poste peuvent y être rattachés et traités comme des titulaires chez une partie de nos partenaires. Le bulletin de paie doit faire apparaître le statut ; un salarié de droit privé de ces mêmes entreprises est étudié comme un CDI classique.

●Contractuel

Un agent contractuel en CDI de droit public est traité comme un titulaire chez une partie de nos partenaires ; d'autres l'étudient comme un CDI classique. Un contractuel en contrat court est étudié comme un rachat de crédit en CDD : la durée restante du contrat, les renouvellements successifs et la tenue des comptes font la décision. Un contrat de trois ans en cours rassure davantage qu'un contrat d'un an.

●Fonctionnaire stagiaire

Le stagiaire, en cours de titularisation, est assimilé à un titulaire chez certains de nos partenaires, qui n'exigent alors pas d'ancienneté minimale et acceptent qu'il emprunte seul ; d'autres attendent la titularisation. L'arrêté de nomination tient lieu de justificatif.

●Retraité de la fonction publique

La pension civile ou militaire est un revenu stable, versé à vie, que la plupart de nos partenaires retiennent en totalité. La durée du prêt est alors bornée par l'âge en fin de remboursement fixé par chaque établissement, et l'assurance pèse davantage dans le coût.

« Le statut de fonctionnaire ne fait pas baisser le taux, il fait passer le dossier. Sur un endettement à 38 % avec un titulaire, nous avons des partenaires qui étudient ; avec un CDI du privé au même niveau, la réponse est souvent non. Et sur la durée, un titulaire de 45 ans obtient quinze ou vingt ans là où d'autres profils sont limités à douze. »

Ouafâa MACHRI – Directrice commerciale du pôle Regroupement de crédits

Fonctionnaire ou salarié du privé : quelles différences ?

Les prêteurs analysent d'abord les revenus et les charges, quel que soit le statut. La différence tient à la façon dont ils projettent ces revenus dans le temps : l'emploi d'un titulaire offre en général une stabilité plus élevée que celui d'un salarié en CDI, et ses revenus sont plus prévisibles. Les taux du rachat de crédits dépendent du montant, de la durée et de la garantie, pas du statut seul ; ce que le statut peut modifier, c'est l'étude du dossier et la durée.

ProfilRisque vu par le prêteurConditionsDurée
Salarié privé en CDI Licenciement possible, revenus non garantis dans le temps Conditions standard, capacité de remboursement examinée selon les critères de l'établissement Durées standard, souvent plus courtes sans garantie
Fonctionnaire titulaire Stabilité de l'emploi généralement élevée, traitement prévisible Étude souvent facilitée, parfois frais ou assurance plus favorables selon l'organisme Durées plus longues possibles, selon la garantie, l'âge et l'établissement
Contractuel de la fonction publique Dépend de la durée et du renouvellement du contrat Étudié au cas par cas, comme un contrat court du privé Souvent limitée à la durée du contrat en cours ou à un dossier avec co-emprunteur

Quels crédits un fonctionnaire peut-il regrouper ?

✓Crédits immobiliers

Le prêt de la résidence principale, d'une résidence secondaire ou d'un investissement locatif peut être repris. Quand un prêt immobilier s'ajoute aux crédits conso, on parle de regroupement immo et conso : si la part immobilière dépasse 60 % du total, l'opération relève du régime du crédit immobilier, avec délai de réflexion de 10 jours ; jusqu'à 60 % inclus, elle reste sous le régime du crédit conso. Une hypothèque sur un logement fait relever l'opération du crédit immobilier, quelle que soit cette part.

✓Crédits à la consommation

Prêts personnels, crédits affectés (auto, travaux) et crédits renouvelables sont regroupables. Les crédits renouvelables sont ceux dont le rachat rapporte le plus, leur taux étant en général le plus élevé du lot.

✓Prêts professionnels

Un agent public qui exerce une activité accessoire autorisée (auto-entreprise, activité libérale à temps partiel) peut avoir un prêt professionnel. Le regroupement porte en principe sur des crédits personnels : l'intégration d'une dette professionnelle reste une possibilité particulière, acceptée par certains partenaires seulement dans des montages spécifiques, lorsque l'activité est déclarée et que ses revenus figurent sur l'avis d'imposition.

✓Dettes diverses et prêts d'organismes mutualistes

Découverts, retards d'impôts, dettes familiales et retards de loyer peuvent être soldés par le nouveau prêt, sur justificatifs. Les prêts d'une banque mutualiste de la fonction publique, CASDEN par exemple, sont repris comme tout autre crédit : le nouvel établissement rembourse le capital restant dû, sous réserve des conditions de remboursement anticipé prévues au contrat d'origine.

Quels sont les avantages et les limites ?

Ce que le statut apporte réellement :

  • Une étude du dossier souvent facilitée, chez certains établissements y compris avec un endettement élevé ou un montant important sans garantie.
  • Des durées parfois plus longues, selon la garantie, l'âge et l'établissement, ce qui permet une baisse de mensualité plus forte.
  • Une assurance emprunteur parfois moins chère, certains contrats de groupe ou mutualistes réservés aux agents publics étant compétitifs sur les garanties décès et incapacité.
  • Des frais de dossier parfois réduits par l'établissement, selon sa politique commerciale.

Ce que le statut ne change pas :

  • La durée allongée : la mensualité baisse parce que le remboursement s'étale ; le prêt court plus longtemps, parfois jusqu'à la retraite.
  • Le coût total : à taux égal, plus de mensualités signifient plus d'intérêts. Une baisse suffisamment importante du taux peut compenser l'allongement de durée et les frais, notamment lorsque des crédits renouvelables coûteux sont repris ; c'est plus rare avec un prêt immobilier récent à bas taux.

Exemple chiffré : quatre crédits regroupés par un agent de l'État

Enseignant de la fonction publique d'État

Enseignant titulaire, marié, deux enfants, 2 500 € nets par mois. Il rembourse quatre crédits pour 1 400 € par mois, soit un taux d'endettement de 56 % :

  • Crédit immobilier : 100 000 € restant dus, 800 € par mois, 15 ans restants, soit 144 000 € à payer.
  • Crédit auto : 10 000 €, 300 € par mois, 4 ans restants, soit 14 400 €.
  • Prêt personnel : 5 000 €, 200 € par mois, 3 ans restants, soit 7 200 €.
  • Crédit renouvelable : 3 000 €, 100 € par mois, soit environ 4 200 € au rythme actuel.

Les 118 000 € de capital, auxquels s'ajoutent près de 5 000 € de frais financés (détaillés plus bas), soit 123 000 €, sont regroupés sur 240 mois à un taux fixe de 3,2 %, retenu ici comme hypothèse de calcul. La part immobilière, supérieure à 60 %, place l'opération sous le régime du crédit immobilier. Une simulation de rachat de crédits donne le résultat propre à votre dossier, à partir de vos capitaux restants et de la durée envisagée.

IndicateurAvant rachatAprès rachatDifférence
Mensualités cumulées 1 400 € 695 € -705 € par mois
Taux d'endettement 56 % 28 % -28 points
Durée restante la plus longue 180 mois 240 mois +60 mois
Total restant à rembourser (frais inclus, hors assurance) 169 800 € 166 700 € -3 100 €

Dans ce cas, le coût total baisse d'environ 3 100 € malgré cinq années de plus et les frais financés, parce que les crédits repris, le prêt immobilier à plus de 5 % comme les crédits conso et renouvelable, avaient des taux nettement supérieurs à celui du nouveau prêt. Avec un prêt immobilier récent à 2 %, le même montage aurait coûté plus cher au total : l'allongement de durée n'est neutre que si le taux baisse fortement. L'assurance emprunteur n'est pas incluse dans ce calcul.

Ce résultat dépend du capital restant dû, de la durée et de la garantie retenus pour votre propre dossier. Une demande de rachat de crédits étudiée par nos partenaires donne la mensualité, la durée et le coût total réellement proposés pour votre situation.

Quels frais prévoir ?

  • Frais de dossier : facturés par le nouvel établissement, variables selon l'organisme, parfois réduits pour un dossier d'agent public.
  • Indemnités de remboursement anticipé : sur un prêt immobilier, six mois d'intérêts plafonnés à 3 % du capital restant dû ; sur un crédit conso, 1 % du capital remboursé, 0,5 % s'il reste moins d'un an, et rien si le montant remboursé sur douze mois ne dépasse pas 10 000 €. Les crédits renouvelables à taux variable ne donnent généralement pas lieu à indemnité de remboursement anticipé.
  • Frais de garantie : hypothèque (acte notarié) ou caution, surtout lorsqu'un prêt immobilier est repris ; certaines cautions mutualistes ouvertes aux agents publics sont moins coûteuses.
  • Assurance emprunteur : selon l'âge, la santé et les garanties choisies ; la délégation vers un contrat externe est possible dès la souscription.
  • Courtage : selon le mandat signé ; aucune commission ni frais d'intermédiation ne peut en principe être perçu avant le versement effectif des fonds, hors cas particuliers prévus par la loi.

Exemple de frais sur 118 000 €

Sur le dossier de l'enseignant ci-dessus, avec un prêt immobilier repris à un peu plus de 5 % : indemnités immobilières d'environ 2 600 € (six mois d'intérêts, sous le plafond de 3 000 €), indemnités conso de 150 € sur le crédit auto et le prêt personnel, frais de dossier de 1 000 € et caution de 1 200 € pris comme hypothèses, soit près de 5 000 € hors assurance. Financés dans le nouveau prêt, ils portent le montant à 123 000 € et la mensualité à 695 €, contre 666 € sans frais : ce sont les chiffres retenus dans l'exemple. Ces postes sont ceux de tous les frais du rachat de crédits ; seuls les frais de dossier et l'assurance varient parfois selon le statut.

Les cas particuliers à connaître

Les pratiques ci-dessous correspondent aux critères observés auprès de certains de nos partenaires et peuvent varier selon l'établissement et évoluer dans le temps.

●Fonctionnaires en outre-mer

Dans les départements et territoires d'outre-mer, les possibilités sont réduites. Plusieurs partenaires n'étudient que les propriétaires d'un bien en métropole apporté en garantie ; les montants sont souvent plafonnés et les durées raccourcies. À La Réunion, le financement passe en général par une garantie chez ces partenaires. Sans bien en métropole, les solutions restent rares.

●Fonctionnaires hébergés ou locataires : le loyer fictif

Un agent hébergé gratuitement, par un parent ou par l'administration, se voit appliquer, chez certains partenaires, un loyer fictif dans le calcul de son taux d'endettement : le prêteur considère que cette situation peut cesser. Déclarer précisément sa situation de logement évite une simulation faussée. Un contractuel affilié à l'Ircantec, et non à la CNRACL, peut par ailleurs être traité comme un salarié du privé par certains établissements.

●Immunité diplomatique

Les agents couverts par une immunité diplomatique (diplomates, personnels d'organisations internationales comme l'ONU, l'UE ou l'UNESCO) ne sont généralement pas financés par nos partenaires : l'immunité peut empêcher le prêteur de faire valoir ses droits en cas d'impayé.

●Mi-temps thérapeutique

Certains établissements ne retiennent que les revenus considérés comme durables : ceux perçus pendant un mi-temps thérapeutique, par nature temporaires, ne sont alors pas pris en compte. Le dossier est le plus souvent reporté au retour à temps complet, ou monté avec un co-emprunteur dont les revenus sont retenus seuls.

●Revenus de réserviste ou de volontaire

Les indemnités de pompier volontaire ou de réserviste ne sont en général pas prises en compte par nos partenaires, faute de garantie sur leur durée. Exception observée : les militaires des unités de pompiers de Paris et de Marseille, dont le contrat couvre la durée du prêt, voient leurs revenus retenus par certains partenaires.

●Retraités avec une activité en CDI

Un ancien militaire ou fonctionnaire civil qui cumule sa pension et un emploi en CDI peut voir le salaire retenu en plus de la pension, sous réserve de l'âge au moment de la demande et de la durée du prêt : le prêteur vérifie que le salaire ne disparaît pas avant la fin du remboursement.

Comment se déroule la demande ?

1. Pré-étude : capitaux restants, mensualités, revenus et charges sont relevés ; une première réponse sur la faisabilité arrive en quelques jours.

2. Dossier : bulletins de paie ou de pension, avis d'imposition, relevés de compte, tableaux d'amortissement de chaque crédit, arrêté de titularisation ou contrat en cours.

3. Présentation et offre : le dossier est présenté aux partenaires dont les critères correspondent au profil ; l'offre écrite précise taux, durée, mensualité et coût total, puis s'ouvre le délai légal, 14 jours de rétractation en régime conso, 10 jours de réflexion en régime immobilier.

4. Déblocage : le nouvel établissement rembourse directement les anciens prêteurs ; la première mensualité unique tombe le mois suivant. Comptez quelques semaines sans garantie, davantage avec un acte notarié.

Ces quatre lignes résument les étapes du rachat de crédits communes à tous les dossiers ; pour un agent public, la pièce qui retarde le plus souvent l'étude est le tableau d'amortissement du prêt mutualiste, à demander dès le début.

Peut-on financer un projet avec le rachat ?

Oui. Une somme destinée à des travaux, un véhicule ou les études des enfants peut être ajoutée au capital regroupé et remboursée au même taux, sur la même durée. La trésorerie est intégrée au nouveau prêt sous conditions d'endettement : la mensualité totale, trésorerie comprise, doit rester compatible avec la capacité de remboursement, appréciée par chaque établissement selon ses propres critères : taux d'endettement, reste à vivre, stabilité des revenus. Une trésorerie sans projet identifié augmente le capital et le coût total sans contrepartie ; elle est à réserver à une dépense datée.

Comment préparer sa retraite avec un rachat de crédits ?

Quand la durée du prêt dépasse la date de départ à la retraite, le prêteur demande une projection de pension et vérifie que la mensualité reste supportable avec ce revenu. Pour un fonctionnaire, la pension peut être estimée à l'avance à partir des éléments de carrière : la baisse de revenus est donc mesurable, ce qui facilite l'étude. L'âge limite en fin de prêt fixé par chaque établissement fixe la durée maximale possible.

Cas type : un agent de 58 ans, dont la date prévisionnelle de départ à la retraite intervient dans quatre ans, avec un traitement de 2 800 € nets et une pension estimée à 2 000 €. Un regroupement sur 12 ans se termine à 70 ans, dans la limite acceptée par la plupart de nos partenaires. Une mensualité de 600 € représente 21 % de ses revenus aujourd'hui et 30 % de sa pension demain : l'opération est calée pour rester supportable après le départ, avec un reste à vivre suffisant, ce qu'une mensualité de 800 €, soit 40 % de la pension, aurait rendu bien plus difficile. Les quatre années d'activité restantes servent à reconstituer une épargne avant la baisse de revenus.

Questions fréquentes sur le rachat de crédits fonctionnaire

Peut-on inclure un prêt CASDEN ou d'une banque mutualiste ?

Oui. Le nouvel établissement rembourse le capital restant dû auprès de la banque mutualiste, comme pour tout autre crédit. Les conditions de remboursement anticipé prévues au contrat d'origine s'appliquent ; elles sont à vérifier sur le contrat ou auprès de la banque avant de lancer la demande, car elles entrent dans le calcul de rentabilité.

Un contractuel a-t-il les mêmes conditions qu'un titulaire ?

Un contractuel en CDI de droit public, souvent, chez une partie de nos partenaires ; d'autres l'étudient comme un CDI classique. Un contractuel en contrat à durée déterminée est étudié comme un contrat court du privé : durée restante du contrat, renouvellements successifs et tenue des comptes décident, et un co-emprunteur en situation stable facilite l'accord.

Les fonctionnaires obtiennent-ils des durées plus longues ?

Souvent chez nos partenaires, parce que le prêteur peut projeter le traitement sur une longue durée, sans que ce soit une règle. La durée maximale reste fixée par la garantie (plus longue avec hypothèque que sans) et par l'âge en fin de prêt admis par l'établissement. Un titulaire de 40 ans accède ainsi à des durées qu'un agent de 58 ans n'obtiendra pas.

Peut-on racheter uniquement le prêt immobilier ?

Oui, c'est alors une reprise du prêt immobilier seul par une autre banque, sous régime immobilier. Si l'objectif est de baisser la mensualité globale, intégrer les crédits conso est en général plus efficace, à condition que la capacité de remboursement après opération reste suffisante au regard des critères de l'établissement.

Peut-on inclure un découvert ou une dette fiscale ?

Oui, sur justificatifs : découvert, échéancier fiscal, dette familiale reconnue peuvent être soldés par le nouveau prêt. Certains établissements limitent la part de dettes non bancaires dans l'opération ; un découvert chronique reste par ailleurs examiné comme un signe de fragilité du budget.

Quand demander un rachat avant la retraite ?

Il n'existe pas de délai type : l'essentiel est d'anticiper, pendant que le traitement complet est encore retenu, et de caler la durée sur la date prévisionnelle de départ. La mensualité est alors dimensionnée sur la pension estimée, disponible sur le simulateur de l'administration, et non sur le traitement actuel.

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